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Les fresques murales en Sarthe

 

 

    
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La Sarthe est riche et connue pour ses peintures murales, le répertoire iconographique restant essentiellement religieux et témoignant d'un temps où la peinture murale venait glorifier la maison de Dieu. Le répertoire sarthois  offre une bonne vision d'ensemble de la peinture murale depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours. Plusieurs techniques de réalisation sont employées au cours de ce millénaire. Les peintures procèdent essentiellement de techniques liées à la chaux, deux variantes s’offraient alors à l’artiste pour réaliser sa peinture sur un mortier de chaux. Le peintre pouvait désirer disposer de beaucoup de temps. Il travaillait alors sur un enduit sec ou réhumidifié avec l’ajout d’un produit fixatif. Autrement, il pouvait travailler pendant le séchage de l’enduit : la fixation des couleurs se faisait par le processus naturel de la fresque. Si la solidité de cette dernière est éternelle - en théorie -, la peinture sur enduit sec est nettement plus fragile dans le temps. Dans la pratique, les peintres employaient une technique mixte issue de la fresque, commençant «à frais» et terminant à sec.
De la cathédrale Saint Julien aux petites chapelles de campagne, de l’époque romane au XIXème siècle, nombreux sont les édifices qui ont conservé leur décor mural. Pour meubler les grandes surfaces de mur des églises médiévales, fresques ou vitraux étaient réalisés. Les scènes de l’évangile représentées permettaient à la population médiévale souvent illettrée de comprendre le message du Christ. Au Moyen-âge, les scènes de la bible et les figures de saints alternent avec des représentations de fables populaires moralisantes. Petit à petit, et surtout au XVIIème siècle, les artistes abandonnent les fresques (considérées comme trop naïves): elles sont badigeonnées et recouvertes par des retables en terre cuite, très en vogue à cette époque dans la région du Maine. Au XIXème, sous l’impulsion des styles néo-roman et néo-gothique, les fresques et peintures murales, alors copies de l’époque médiévale, reviennent à la mode.

Les premières fresques redécouvertes sont celles de l’église Saint Julien de Poncé (en 1890) et d’Auvers-le-Hamon (en 1903). L’ensemble d’Asnières sur Vègre sera quant à lui découvert en 1951. Depuis le XXème siècle, les fresques découvertes sont peu à peu restaurées, ce qui permet de découvrir les églises telles quelles étaient lors de leur réalisation, même si les couleurs sont Aujourdhui’hui bien moins vives. Les plus anciennes sont répertoriées à Asnières-sur-Vègre, Verniette (Conlie), Saint-Mars-de-Locquenay, Amné-en-Champagne ou Auvers-sous-Montfaucon. Au XIXème siècle, des peintres comme Chadaigne ou Muller ont décoré les murs intérieurs des églises de Moncé-en-Belin, Ancinnes, Saint-Michel-de-Chavaignes, entre autres.

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Plusieurs sites présentent des photos de fresques murales en Sarthe, dont

(i) L'art roman au Maine (pour la Sarthe, Asnières sur Vègre et Poncé sur le Loir) : http://www.art-roman.net/maine/maine.htm

(ii) Peintures murales : Asnièressur Vègre - Auvers le Hamonhttp://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/sable/fr/som5.htm

(iii) Peintures murales des églises de l'ouest de la France (Abbaye de l'Epau, Prieuré de Vivoin, Marçon, Souligné Flacé) : http://www.popadd.com/policedaniel3

hamadilou@yahoo.com